Les plus à plaindre, nous ?

Se plaindre autisme

Je vous raconte ça vite fait parce que j’avais l’impression qu’en ce moment, c’était dur pour moi, pour ma vie, ma famille… et bien la vie vient de me rappeler à l’ordre par un bon coup de pied au derrière pour me faire comprendre que franchement, j’avais pas à me plaindre. Je vous raconte :

Hier, j’ai eu un petit accrochage en voiture (qui a dit « Encore ??!!!! » Ben oui, encore… pffff, pour ceux qui ont oublié, c’était le point de départ de mon coup de gueule du mois d’août) : rien de grave, des rayures, c’est juste du pénible. On s’apprête à faire le constat avec la dame qui conduisait l’autre véhicule mais pas de bol, je n’avais pas mes papiers, je lui propose de nous rejoindre quelques heures plus tard pour finir ensemble le constat.

Et puis quelques minutes avant de nous retrouver, la dame m’envoie un SMS comme quoi sa mère est en train de faire un AVC et qu’elle file à l’hôpital. Evidemment, on se retrouvera le lendemain, elle a d’autres priorités, ce qui parait normal. Là, déjà, on se dit  que cette dame, elle n’avait pas besoin d’un accrochage avec sa voiture, avec sa pauvre maman qui est hospitalisée… mais c’est loin d’être fini.

On se voit ce matin pour finir le constat, et bon, on n’est pas d’accord sur comment s’est déroulé l’accrochage. La dame s’énerve et me sort sa carte handicapé, marque les numéros de la carte carrément sur le constat, je lui dis gentiment que moi, j’ai un fils autiste… pas le temps de finir ma phrase qu’elle me lance : « Moi, mon fils aussi il est autiste et en plus il a la mucoviscidose !!!! ».

Bon alors là, on est tous d’accord pour dire que c’est terrible. Donc j’ai beau ne pas être d’accord avec cette dame sur le constat et les circonstances de l’accrochage, je me suis dit qu’elle n’avait vraiment pas besoin de ça en plus. Alors j’ai laissé couler. Je l’ai laissé mettre ce qu’elle voulait sur le constat, et lui ai sincèrement souhaité bon courage en partant, j’ai repris le volant et j’ai senti le coup de pied au derrière dont j’avais besoin pour me remettre les idées en place.

La leçon du jour, c’était : Elvire, arrête de te regarder le nombril et de te plaindre, bouge toi.

Je suis quelqu’un de très positif, c’est dans mon caractère, mais je trouve que là, avec les jours qui raccourcissent, le froid, la nuit, mon moral est pas toujours au top, donc j’avoue, je chouinais un peu. Et vous ? Comment vous placez-vous ? Si vous voulez, voici un petit sondage , cliquez sur le profil qui vous correspond le mieux :

7 réflexions sur “ Les plus à plaindre, nous ? ”

  • 17/11/2016 à 17:45
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    Comme tu dis , faut rester positive et se dire que malheureusement y a pire ailleurs !!!
    j ai aussi des coups de mou et en ce moment avec mon fiston et sa filiere prise au lycée ( 1 ERE S option science de l ingenieur ) je doute beaucoup et a peur pour son avenir . lui me rassure et dis je vais faire mon maximum et me battre !!!
    allez on se booste et on y croit , bon courage

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    • 18/11/2016 à 09:27
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      Il faut que tu croies en ton fiston, il est arrivé jusque là alors il a des ressources ! Oui positiver, pour mieux avancer et puis soutenir nos enfants aussi ! Pas de place au doute, il faut avancer comme un bulldozer !

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  • 17/11/2016 à 18:11
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    Bonsoir Elvire, je me souviens très bien de votre accrochage en Août. C est pas de chance car il y a plein de papier, réparation à faire et vous avez bien d autres choses à faire . Je vous trouve bien dur avec vous si je peux me permettre . C est certain que cette personne a bien des soucis et de gros soucis mais vous aussi et c est trop gentille de votre part de vous incliner ainsi pour le constat car le malus peut coûter chère et vous avez pas besoin de ça. Il y a tellement de misère dans le monde entre la guerre à Mossoulle, les clandestins complètement perdus et je m en suis voulu de mon dernier commentaire que je trouve égoïste et cela ne me ressemble pas mais voilà des fois ba on en a marre aussi et on dit n importe quoi . Allez moi je vous soutiens de tout coeur et qui mieux que nous pour comprendre et pleurer du sort des autres Bonne soirée sylvie

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    • 18/11/2016 à 09:35
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      Hello Sylvie, alors je ne me suis pas inclinée, ne vous inquiétez pas, c’est juste que je n’ai pas cherché à me battre : cette personne était très énervée, et j’ai préféré la laisser mettre son laïus et son numéro de carte GIC, même si je sais que ça ne sert à rien dans le cadre d’un constat, mais au moins, je suis repartie avec mon constat signé sous le bras et en gardant mon calme : je n’avais surtout pas l’intention d’envenimer la situation, car ça n’aurait rien apporté de plus. Cette dame n’avait pas besoin de commencer sa journée par une dispute, et moi non plus, donc mieux valait que ça se passe bien dans le calme… POur votre dernier commentaire, moi je ne le trouve pas égoïste, des fois il faut savoir dire les choses que l’on a sur le coeur et c’est ce que vous avez fait. Dire les choses ça soulage parfois un peu …

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  • 17/11/2016 à 18:33
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    Il est vrai qu’en Europe du nord l’arrivée de l’hiver a une influence psychologique négative pour beaucoup. Lorsque j’y habitais encore je ne supportais pas du tout, alors j’ai vite déménagé pour m’installer dans les pays chauds (à 20 ans).
    Depuis, plus d’excuse mais il est vrai que je n’ai vraiment rien à me plaindre et lorsqu’on regarde autour de soi on trouve toujours bien que certains auraient de bonnes raisons de se plaindre.
    Mais bon, on pourrait aussi voir le fait de se plaindre comme une façon légitime de se libérer de certaines émotions; certaines personnes se sentent réellement mieux après les plaintes, on pourrait dire que les plaintes soulagent le psyché, ce qui finalement est un positif vu sous cet angle. Par contre les plaintes sont aussi un appel à l’aide camouflé.
    En général les plaintes sont conçues comme qq chose de négatif, en conséquence les gens évitent de se plaindre mais attention: il est déconseillé de réprimer ses émotions car cela mène à des conséquences bien plus importantes. Sans nous en douter nous réprimons déjà souvent nos émotions pour toutes sortes de raisons mais surtout pour le qu’en dira-t-on. Faites-en le test: soyez vigilant(e) une journée et observez vos émotions et comment ou si vous les exprimez et quelles sont pour vous les conséquences des émotions non-exprimées; un petit test tout simple mais assez révélateur.

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    • 18/11/2016 à 09:37
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      J’ai encore du mal à observer pleinement mes émotions, c’est pas facile pour moi de les identifier clairement mais je vais faire le test. En tout cas je suis d’accord avec vous : je dis toujours que je m’accorde une journée de temps en temps à me plaindre, chouiner, pleurnicher sur mon sort. C’est un peu ma soupape de décompression et après, je repars…

      Réponse
      • 18/11/2016 à 15:46
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        Elvire, il n’est pas évident de faire cette analyse car les professionnels dans ce secteur sont très rares: je donne du coaching émotionnel et je peux vous dire que je suis la seule à le faire sur une population de 97.000 habitants.
        Toute notre enfance, toute notre éducation nous ont coupé de nos émotions ce qui fait que nous ne les connaissons pas vraiment, nous avons ainsi acquis des idées préconçues sur les émotions ainsi qu’un certain tabou au niveau de l’expression, mais pire nous n’avons pas une langue pour ces émotions donc il est très difficile de les identifier ou mettre des mots sur ce que nous ressentons vraiment.
        Ensuite la société est basée sur le raisonnement, le linéaire et les sciences et ces sciences commencent à peine à étudier le champs invisible de nos énergies.
        Je travaille donc avec ces énergies plus qu’autre chose, avec le ressenti et l’ouverture de conscience et nous sommes en train d’inventer un nouveau vocabulaire sur ce sujet car le vocabulaire existant est inadéquat.
        L’analyse des émotions est un champs très très complexe qui se travaille avec un(e) professionnel(le) de préférence une personne que nous appelons empath en anglais et pour lequel le dictionnaire ne donne aucune traduction française. Un(e) empath (découle du mot empathie) est qq’1 qui a des habilités sensorielles hautement développées qui lui permettent de ‘sentir’ la conscience (ds le sens ouverture de conscience) de l’autre; même ici je manque de vocabulaire pour cette explication, cela dû aussi au fait que je pratique en anglais où le vocabulaire en cette matière est plus vaste et déjà plus avancé. C’est qq’1 qui grâce à ces habilités sensorielles s’identifie avec ce que l’autre ressent, arrive ainsi à ‘lire’ si vous voulez son ressenti. Les psys ne sont pas capables de faire ce travail car cette profession fait partie de l’éducation académique et scientifique qui ne laisse aucune place pour le travail au niveau énergétique et sensoriel.
        Par contre, je vous confirme que ce travail au niveau sensoriel et énergétique fonctionne magnifiquement bien avec les autistes (que nous appelons des personnes aux énergies sensorielles très développées) ainsi qu’avec les enfants/adultes en difficulté.
        C’est pour toutes ces raisons que je vous ai proposé d’entrer en contact avec moi récemment tout à fait librement.
        Vous êtes arrivée à une carrefour absolument vital dans votre ouverture de conscience Elvire, courage.

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